Sous l’ombre de Soul — Entre lumière et ténèbres

Il y a des histoires qui ne vous quittent pas, même quand vous pensez les avoir rangées quelque part dans un coin de votre tête.
Des histoires de promesses d’enfance, d’amour qui fait mal, de destins qui se croisent et se brisent.

Sous l’ombre de Soul, c’est celle de Jiwon et Taehyun.
Deux enfants marqués par la pauvreté, unis par une promesse faite à six ans : « Je te protégerai. Toujours. »
Sauf que la vie, elle, n’a jamais tenu parole.

C’est une histoire d’amour, oui.
Mais c’est surtout une histoire de survie, de fierté, de choix impossibles.

J’avais envie de vous en partager quelques extraits — des moments clés, ceux qui, à mes yeux, représentent le mieux ce que ressentent mes personnages : la pureté, la douleur, et cette passion qu’on ne peut pas éteindre.


1. Le début — la promesse

C’est le moment où tout commence.
Deux enfants, seuls contre le monde. J’aime ce passage pour sa simplicité, pour la façon dont tout est encore possible à ce moment-là.

Les cris résonnaient dans la cour de l’école primaire.
Des enfants se bousculaient, riaient, lançaient des ballons.
Mais au bord du terrain, une petite fille se tenait seule, serrant contre elle un cahier usé.

Han Jiwon.

Ses chaussures étaient trop grandes, ses vêtements élimés. Elle baissait la tête pour cacher ses joues rougies par les moqueries.

— Hé, pauvresse ! lança un garçon en riant.
Un autre tira sur ses tresses, faisant tomber son cahier au sol.

Jiwon voulut ramasser ses affaires, mais une ombre se plaça devant elle.

— Arrêtez.

La voix était ferme, étonnamment grave pour un enfant.
Kang Taehyun.

Petit garçon du même quartier pauvre qu’elle. Ses vêtements n’étaient pas meilleurs, mais dans son regard brillait une flamme qu’aucun autre n’avait.

Il se posta devant elle, les poings serrés.
— Touchez-la encore, et c’est moi que vous aurez en face.

[…]

— Quand je serai grand, je deviendrai policier. Comme ça, je protégerai tout le monde. Et toi, je te protégerai toujours.

— Tu le promets ?
— Je le promets, Jiwon. Toujours.

C’est une promesse d’enfant. Naïve, sincère.
Et pourtant, c’est elle qui va guider toute leur vie.


2. Le retour — les blessures du passé

Des années ont passé.
Jiwon revient à Séoul, seule, endettée, fatiguée de se battre contre un monde qui ne lui laisse pas de place.
Elle pense tout recommencer.
Mais le passé l’attend déjà derrière la porte.

Trois coups secs.
Un silence pesant.

La poignée tourna. Trois hommes entrèrent, silhouettes larges, tatouages apparents.

— Han Jiwon ? La fille qui nous doit de l’argent ?

Elle se figea. Son cœur battait trop fort.

Et puis… une autre silhouette franchit le seuil.

Il n’avait pas besoin de parler pour imposer le silence.
Grand, vêtu de noir, les traits durcis par la vie.

Kang Taehyun.

Le garçon qui l’avait protégée à six ans.
Le garçon qui rêvait de devenir policier.
Le garçon qui lui avait promis de veiller sur elle.

Mais ce n’était plus un garçon.
C’était un homme.
Un homme marqué par la prison, par la violence, par la rue.

— Tu n’aurais jamais dû revenir ici, Jiwon, murmura-t-il.

Et tout recommença.
Mais différemment. Plus sombre. Plus brûlant.

Ce passage, c’est celui du choc.
Celui du « je te retrouve, mais je ne suis plus le même ».
J’aime la tension entre la peur et l’attachement. Ce moment où tout se mélange : le danger, la nostalgie, et l’amour qu’on ne peut plus nier.


3. Le feu — quand tout bascule

Et puis vient ce moment-là.
Celui où ils arrêtent de lutter, où tout explose.
Ce n’est pas un simple passage d’amour : c’est un mélange d’émotions brutes, de désir et de douleur, de deux êtres qui se retrouvent après avoir été brisés par la vie.

— Tu crois que je t’ai oubliée ? souffla-t-il, ses lèvres à un souffle des siennes.
— Même en enfer… c’est ton visage qui m’a hanté.

Elle ferma les yeux, incapable de respirer.
Il s’arrêta, suspendu, comme s’il luttait contre ses propres démons.

Puis ses lèvres s’écrasèrent sur les siennes.
Brutales. Féroces.
Un baiser arraché à la douleur et à la faim de dix années perdues.

Sa main glissa à sa taille, la plaquant contre le mur, son corps brûlant contre le sien.

Il se détacha juste assez pour murmurer :
— Dis-moi d’arrêter. Et je m’arrête.

Mais aucun mot ne franchit ses lèvres.

Alors il reprit. Plus profond, plus sauvage.

Il ne restait que lui.
Kang Taehyun.
Son enfer… et peut-être, son unique salut.

C’est l’un de mes passages préférés.
Parce qu’il montre à quel point le lien entre eux est à la fois destructeur et vital.
Taehyun aime trop fort, trop mal.
Et Jiwon, elle, aime malgré la peur.

C’est une histoire qui parle d’amour, oui — mais surtout de ce que l’amour peut réveiller : les blessures, les forces, les choix.


Et maintenant…

Si tu es arrivée jusqu’ici, c’est que cette histoire t’a peut-être touchée, intriguée, ou simplement donné envie d’en savoir plus.
Et c’est tout ce que j’espérais.

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Merci à toi, vraiment.
Chaque lecture, chaque partage, chaque message que je reçois… c’est ce qui me donne envie de continuer à écrire.

Deci J

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