Pirdop : souvenirs d’enfance, voyages en train et soupe rustique bulgare

Introduction

Il y a des lieux qu’on garde dans son cœur toute une vie.
Pas forcément les plus connus, ni les plus grands,
mais ceux où on a grandi, ri, aimé —
ceux où tout semble plus simple et plus vrai.

Pour moi, ce lieu, c’est Pirdop.
Une petite ville bulgare posée entre montagnes et vallées,
connue de ceux qui y vivent,
mais inconnue du monde, ou presque.

Et c’est là, dans cette Bulgarie de mon enfance, que tout commence :
sur les rails d’un vieux train, avec ma grand-mère à mes côtés.


🚆 Le train pour Pirdop : le voyage qui sentait l’été

Chaque été, quand j’étais enfant, ma grand-mère et moi prenions le train pour Pirdop.
Je m’en souviens comme si c’était hier :
le bruit des roues, le sifflement, la chaleur de juillet et le sac plein de provisions qu’elle portait toujours “au cas où”.

Dans ce sac, il y avait du pain, du fromage, quelques tomates — le parfum même de la Bulgarie.
On s’asseyait près de la fenêtre, et je regardais défiler les collines.
Le voyage n’était pas long, mais il avait ce goût d’aventure et de liberté que seuls les trajets avec sa grand-mère peuvent avoir.

Quand le train arrivait à Pirdop, j’étais déjà impatiente.
Je savais que l’air y serait plus frais, que le soleil taperait sur les toits rouges,
et que, le soir, la soupe de poulet de ma grand-mère nous attendrait.


🌻 Pirdop, ma Bulgarie simple et vraie

Pirdop, ce n’est pas une ville de carte postale.
C’est une ville bulgare typique, avec ses rues tranquilles, ses jardins remplis de fleurs,
et ses gens qui saluent encore leurs voisins.

L’été, tout y semblait vivant :
les enfants jouaient dehors, les femmes papotaient devant les portails,
et les hommes discutaient à l’ombre avec un verre de rakia.

Le matin, on allait au marché chercher des légumes frais.
Ma grand-mère connaissait tout le monde.
Elle me tenait par la main, je courais entre les étals, fascinée par les couleurs et les odeurs.
Les tomates y étaient rouges comme le soleil, les concombres croquants, et les abricots fondaient dans la bouche.

C’était ça, Pirdop : une vie douce, simple, rythmée par le bruit du vent et le rire des gens.


🕊️ Une enfance à la bulgare

À Pirdop, on vivait dehors.
Les journées passaient lentement, mais sans jamais s’ennuyer.
Je jouais avec les enfants du quartier, on faisait des bouquets de fleurs sauvages,
et ma grand-mère nous appelait à table dès que la soupe était prête.

C’est elle qui m’a appris que la vraie richesse, ce n’est pas ce qu’on possède,
mais ce qu’on partage.

Elle n’avait pas grand-chose, mais elle avait ce talent rare :
celui de faire du bonheur avec peu.
Et cette soupe de poulet, elle en était la preuve.


🍲 La soupe rustique de ma grand-mère

Bol de soupe de poulet maison bulgare servie sur une table en bois avec une nappe traditionnelle rouge, accompagnée de pain frais et décorée de persil.

Elle la préparait lentement, toujours avec le même geste, toujours avec le sourire.
Pas de recette écrite, pas de mesure précise.
Juste le bon sens, l’expérience et l’amour.

Je me souviens encore du bruit du couteau sur la planche,
du bouillon qui mijotait doucement,
et de cette odeur de légumes et de poulet qui remplissait toute la maison.

Ce soir-là, comme chaque soir d’été,
on mangeait dehors, sur la petite table en bois,
avec le vent tiède et le chant des grillons en fond.


🐔 Recette : la soupe de poulet rustique de Pirdop

Ingrédients (pour 4 à 6 personnes)

Ingrédients pour la soupe de poulet : deux cuisses de poulet, des pommes de terre, une carotte, un oignon, des vermicelles, de l'ail et du persil frais, présentés sur une table en bois avec un tissu traditionnel en arrière-plan.
  • 2 cuisses de poulet (ou un petit poulet fermier)
  • 2 carottes
  • 2 pommes de terre
  • 1 oignon
  • 1 petit verre de vermicelles
  • Un filet d’huile de tournesol
  • 2 litres d’eau
  • Sel et poivre
  • Un peu de persil frais

Préparation

  1. Dans une grande casserole, fais revenir l’oignon dans un peu d’huile.
  2. Ajoute les cuisses de poulet et fais-les légèrement dorer.
  3. Verse les 2 litres d’eau et porte à ébullition.
  4. Écume si besoin, puis ajoute les carottes et les pommes de terre coupées en petits morceaux.
  5. Laisse cuire à feu doux environ 45 minutes.
  6. Retire le poulet, désosse-le, et remets la viande dans la soupe.
  7. Ajoute les vermicelles et laisse mijoter encore 10 minutes.
  8. Sale, poivre, parsème de persil frais avant de servir.

Une soupe simple, nourrissante, réconfortante.
Le genre de plat qu’on mange sans chichi, mais avec un vrai plaisir.


💛 Pirdop, un coin de Bulgarie qu’on n’oublie jamais

Aujourd’hui encore, quand je pense à la Bulgarie,
c’est à Pirdop que je repense d’abord.
À ses rues calmes, ses odeurs d’été, et la voix de ma grand-mère qui m’appelle à table.

C’est un lieu que peu de touristes connaissent,
mais c’est là que bat le cœur du pays :
entre simplicité, traditions et humanité.

Alors si un jour tu voyages en Bulgarie,
fais un détour par Pirdop.
Assieds-toi sur un banc, regarde les montagnes, parle aux habitants,
et surtout — goûte une soupe comme celle de ma grand-mère.

Tu comprendras tout ce que ce pays a dans le cœur.

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