Et si l’amour disparaissait cette nuit — mon avis honnête (et émotionnellement instable)

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Je viens de regarder Even If This Love Disappears from the World Tonight — et je vais être très honnête avec vous : je suis sortie du film… complètement partagée. Vraiment.

Pendant une bonne partie du visionnage, je me suis dit :
“Ok… c’est mignon… mais très ado quand même.”
Un peu trop propre. Un peu trop doux. Un peu trop “premiers sentiments”, journal intime, innocence dramatique, regards longs dans les couloirs. Pas vraiment ma came de base — moi qui aime les romances plus sombres, plus tendues, plus psychologiquement dangereuses.

Et pourtant.

Je ne l’ai pas vu venir.
Mais alors pas du tout.


Le début : moi, sceptique dans mon plaid

Je vais pas vous mentir — la première moitié, j’étais en mode :
ok c’est joli, c’est tendre, mais c’est clairement orienté public jeune.
Les dynamiques, les réactions, les dialogues — tout sent la romance lycéenne dramatique. Pas mauvaise, hein. Mais pas ce qui me fait vibrer d’habitude.

Je regardais ça un peu à distance émotionnelle.
Comme quand on regarde un film “cute” sans trop s’investir.
Je pensais savoir exactement où on allait. Le type de trajectoire. Le type de fin. Le type de message.

Erreur.


Le moment où le film retourne la table

Il y a un moment — je ne spoilerai rien — où tout bascule.
Et quand je dis bascule, ce n’est pas un petit twist mignon.

C’est le genre de moment où ton cerveau refuse l’info.

Je suis restée figée.
Vraiment figée.

Je me disais :
“Non. Attends. Ils vont expliquer.”
“C’est une fausse piste.”
“C’est une mise en scène.”
“C’est un rêve.”
“C’est impossible.”

Je négociais intérieurement avec le scénario.

Et plus les minutes passaient, plus je comprenais que non le film ne plaisantait pas du tout avec mes émotions.


La claque émotionnelle que je n’avais pas signée

Ça faisait longtemps vraiment longtemps qu’un film ne m’avait pas prise à revers comme ça.

Les larmes sont montées sans prévenir. Pas les petites larmes discrètes. Non. Les vraies. Celles où tu respires bizarrement. Où tu fixes l’écran en mode choc émotionnel. Où tu refuses encore un peu la réalité de ce que tu viens de comprendre.

Le pire ?
Je ne voulais pas y croire.
J’attendais encore que le film dise “haha, surprise, c’était une fausse alerte”.

Mais non.

Et c’est précisément là que le film devient fort même si ce n’était pas mon style au départ.


Pourquoi ça marche quand même (même si ce n’est pas mon registre)

Avec le recul, je pense que l’impact vient justement du contraste :

  • ton doux
  • ambiance ado
  • romance innocente
  • rythme calme

→ qui prépare mal à la violence émotionnelle de la fin.

Si le film avait été sombre dès le début, je me serais protégée émotionnellement.
Mais là, il m’a eue par surprise.

C’est presque une stratégie narrative :
te faire baisser la garde puis frapper en plein cœur.

Respect pour ça, vraiment.


Mon verdict

Est-ce que c’est mon type de romance préféré ?
Non.

Est-ce que je suis totalement la cible ?
Pas vraiment.

Est-ce que ça m’a retournée émotionnellement ?
Oui. Clairement oui.

Et rien que pour ça, le film mérite d’être vu. Parce que provoquer une vraie réaction viscérale aujourd’hui c’est devenu rare.

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