Made in Asia : notre tradition annuelle (et pourquoi on ressort ruinés… mais heureux)

Chaque année, fin février, c’est devenu notre truc.

Quatre personnes posant dans un grand espace intérieur, avec un enfant tenant une affiche et les autres souriant.

On sait que ça arrive.
On sait qu’on va trop dépenser.
On sait qu’on va trop manger.
On sait qu’on va rentrer épuisés.

Et pourtant… on y va avec le même enthousiasme qu’un départ en vacances.

Direction Bruxelles pour Made in Asia.

Le trajet en voiture est déjà une ambiance.
Les enfants parlent gaming, figurines, mangas.
Moi je fais semblant d’être raisonnable :
“Cette année on regarde juste.”

Oui. Bien sûr.
On “regarde”. 😌


L’arrivée : immersion directe

Dès qu’on entre, c’est une claque d’énergie.

Des cosplays partout.
Des gens qui incarnent leurs personnages à fond.
De la K-pop qui résonne.
Des stands colorés.
Des passionnés qui parlent avec des étoiles dans les yeux.

Et je me dis toujours la même chose :
c’est beau un endroit où les gens peuvent être 100 % eux-mêmes sans se sentir bizarres.

On passe par le gaming.
Les enfants disparaissent presque dans les écrans.
Ils testent, ils jouent, ils comparent, ils s’émerveillent.

Moi je traîne du côté goodies, univers coréen, accessoires improbables mais “indispensables”.
Je regarde.
Je touche.
Je calcule mentalement.

Puis j’abandonne le calcul.


Le moment où le budget commence à pleurer

On ne va pas se mentir :
le shopping fait partie du plaisir.

Une figurine par-ci.
Un truc “unique” par-là.
Un manga.
Un accessoire.
Un “mais maman c’est que aujourd’hui !”

Et moi qui dis :
“Bon… c’est une fois par an.”

C’est devenu notre phrase officielle.

On ressort des stands avec des sacs.
Des sacs qui deviennent lourds.
Très lourds.

Mais avec des sourires encore plus lourds.


La fatigue qui commence… et le cerveau qui continue

Vers l’après-midi, on commence à sentir les kilomètres dans les jambes.

Mais c’est une bonne fatigue.
Celle qui vient quand tu as vécu quelque chose.

Et moi, en fond, j’observe tout.
Des regards.
Des attitudes.
Des dynamiques.
Des personnages qui pourraient totalement finir dans un roman.

Parce que oui… même en journée famille, le cerveau d’autrice ne se met jamais vraiment en pause.


Et puis… le rituel final

Après Made in Asia, on ne rentre pas directement.

Jamais.

On file à Ixelles chez Itaewon.

Et là… c’est le moment sacré.

Barbecue coréen à volonté pendant deux heures.

La viande qui grille au centre de la table.
Les petits accompagnements qui s’accumulent.
La fumée qui s’accroche aux vêtements (et aux cheveux 😅).
Les enfants qui adorent commander sur les tablettes comme s’ils géraient un business international.

Ils appuient, ils choisissent, ils discutent stratégie alimentaire.

Nous, on mange.
Beaucoup.
Trop.

On se dit qu’on ne pourra plus jamais rien avaler.
Puis on recommande quand même.

Groupe de cinq personnes autour d'une table dans un restaurant, avec des plats variés disposés devant eux. L'ambiance est conviviale et joyeuse.

Le retour : ruinés… mais heureux

Quand on rentre, on est :

– fatigués
– un peu enfumés
– légèrement ruinés
– mais incroyablement heureux

C’est devenu une vraie tradition.

Pas juste un salon.
Pas juste un resto.

Un moment hors du quotidien.
Une parenthèse où on partage quelque chose qu’on aime tous, chacun à sa manière.

Et honnêtement ?

Je préfère mille fois dépenser dans une journée comme ça,
pleine de rires,
de passion,
d’énergie,
plutôt que dans des choses qu’on oublie.

Made in Asia, c’est ça pour nous.
Un petit voyage sans quitter la Belgique.
Un moment où on vit à fond.
Et où on ressort en se disant :

“Ok… l’année prochaine on sera raisonnables.”

(Non.) 🖤

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