Je vais vous confier un petit secret culinaire venu de Bulgarie.
Quand l’automne arrive et que l’hiver pointe le bout de son nez, les familles se mettent à remplir des bocaux. Pas n’importe lesquels : des bocaux pleins de chou, de carottes, de poivrons, parfois même de tomates vertes. On appelle ça la tourshia.
C’est simple : en Bulgarie, impossible d’imaginer un repas d’hiver sans elle.
La tourshia, c’est ce petit bol de légumes marinés, croquants et acidulés, posé sur la table à côté d’une soupe chaude ou d’un plat mijoté. Elle apporte de la couleur et un goût qui réveille tout le reste.
Et croyez-moi… goûter la tourshia, c’est comme croquer un morceau de soleil en plein mois de janvier .
Comment la préparer à la maison
Pour deux grands bocaux, il vous faut :
- 1 petit chou blanc
- 3 carottes
- 3 poivrons rouges ou verts
- 2 tomates vertes (si vous en trouvez)
- 2 branches de céleri
- 4 gousses d’ail
- 1 litre d’eau
- 4 c. à soupe de sel
- 2 c. à soupe de sucre
- 250 ml de vinaigre blanc
- 1 c. à café de grains de poivre
- 2 feuilles de laurier
👉 La méthode est toute simple :
On coupe les légumes, on les empile dans des bocaux avec ail et céleri, on prépare une saumure avec eau + sel + sucre + vinaigre + épices, on verse, on ferme.
On laisse reposer 3 à 4 jours à température ambiante, puis on met au frais.
Résultat : des légumes croquants et parfumés, qui se gardent tout l’hiver.
Un petit goût d’histoire
Ce que j’aime dans la tourshia, ce n’est pas seulement le goût… c’est l’ambiance qu’elle raconte.
Je pense à ces caves bulgares remplies de bocaux, à ces repas où tout le monde partage autour de la table, à cette idée qu’on peut capturer l’automne pour le déguster en plein hiver.
La tourshia, c’est un peu ça : un souvenir en conserve.
Quand la Bulgarie rencontre la Corée
En écrivant sur la tourshia, je n’ai pas pu m’empêcher de penser au kimchi coréen.
Deux cultures différentes, deux recettes différentes… et pourtant la même idée : transformer des légumes d’automne en trésor d’hiver.
D’un côté, le kimchi, piquant, rouge, fermenté.
De l’autre, la tourshia, plus douce, acidulée, croquante.
Deux plats, deux continents, mais une seule philosophie : préserver, partager et transmettre.
C’est ça qui me fascine : peu importe où l’on vit, l’humain trouve toujours des manières de garder le goût des saisons… et de le transformer en histoire.
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