Il y a des livres qu’on choisit… et puis il y a ceux qui te trouvent au moment où tu ne t’y attends pas. Celui-ci, honnêtement, je ne pensais pas le lire. Les autobiographies, ce n’est pas du tout mon style habituel. Moi, je suis plutôt du genre à chercher des histoires intenses, des émotions fortes, des personnages brisés… des romans qui te retournent. Et pourtant, celui-ci m’a happée. Complètement.
J’ai eu la chance de rencontrer l’auteur lors du Printemps Coréen, et parfois, il y a des personnes qui te marquent immédiatement sans en faire trop. Juste par leur présence. Quelqu’un de profondément gentil, modeste, bienveillant… le genre de personne qui te donne envie d’écouter, de comprendre, de découvrir. Et en lisant son livre, tout prend encore plus de sens.
Dans Une Vie, Deux Racines, on découvre le parcours de Julien, un enfant coréen adopté en France. Très vite, on comprend que son histoire n’a rien de simple. Elle est marquée par l’abandon, par ce manque qu’on ne peut pas toujours expliquer, par cette sensation de ne pas totalement savoir où est sa place. Mais la vie ne s’est pas arrêtée là. Elle a aussi été marquée par la maladie, par des épreuves lourdes, et par un deuil profondément bouleversant : la perte de la mère de son enfant. Et forcément, en lisant ça, tu te dis que ça va être une histoire dure… et ça l’est. Mais pas de la manière qu’on imagine.
Ce qui m’a le plus marquée, c’est ce contraste. Parce qu’en lisant son parcours, j’ai eu cette impression étrange de retrouver un personnage de dark romance. Un de ces hommes brisés, marqués par la vie, construits dans la douleur… le genre de personnage qui aurait toutes les raisons de devenir sombre, fermé, détruit. Et pourtant, c’est tout l’inverse. Là où on s’attend à quelqu’un de dur, on découvre quelqu’un de profondément humain, lumineux, bienveillant. Et ça, je crois que ça m’a encore plus touchée que n’importe quelle fiction. Parce que ce n’est pas écrit. C’est réel.
Un autre point qui m’a profondément touchée, c’est qu’il n’est pas seul dans cette histoire. Il a été adopté avec sa sœur jumelle. Deux enfants, les mêmes racines, le même point de départ… mais deux chemins complètement différents. Parce que là où lui ressent ce besoin de comprendre, de chercher, de retrouver ses origines, sa sœur, elle, n’a jamais voulu faire ce chemin. Et ça montre quelque chose de très fort : il n’y a pas une seule manière de vivre l’adoption. Il n’y a pas une seule vérité. Il y a des ressentis différents, des besoins différents, des blessures différentes.
Ce livre, c’est aussi une quête. Une quête d’identité entre deux mondes, entre la France et la Corée du Sud, entre ce qu’on est et ce qu’on cherche à comprendre. C’est le parcours de quelqu’un qui essaie de recoller les morceaux de son histoire pour pouvoir avancer. Et même si le sujet est parfois dur — l’abandon, le deuil, les blessures invisibles — rien n’est jamais gratuit. Tout est sincère, tout est humain, et c’est justement pour ça que ça touche autant.
Ce qui ressort de cette lecture, au-delà de la douleur, c’est surtout la force. La résilience. La capacité à se reconstruire malgré tout. Ce livre te rappelle qu’on peut avancer, même quand la vie ne t’a pas épargné. Qu’on peut rester une belle personne, même après avoir traversé des choses difficiles. Et qu’on a le droit de chercher qui on est, à son rythme, à sa manière.
Je ne pensais pas dire ça un jour, mais oui… une autobiographie peut marquer autant qu’une dark romance. Différemment, mais tout aussi profondément. Celle-ci m’a vraiment touchée, et je ne suis pas prête de l’oublier.
Si cette histoire vous intrigue, si vous aimez les récits vrais, humains, remplis d’émotions et de résilience, je vous laisse le découvrir ici

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